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Assurance vie Banque Postale 2026 : contrats, taux
Assurance vie

Assurance vie La Banque Postale : fonctionnement, contrats et fiscalité en 2026

Assurance vie La Banque Postale : contrats Cachemire, supports fonds euros et UC, fiscalité des rachats, succession. Tout ce qu'il faut savoir avant

Mélanie BlancMélanie Blanc 18 min de lecture
Que vaut l'ASSURANCE VIE de la BANQUE POSTALE ? | Mon AVIS en 2025 | Est-ce Fiable ?

L'assurance vie de La Banque Postale s'articule autour d'une gamme de contrats — Cachemire, Cachemire Patrimoine, Cachemire GMO, Capi —, tous émis par CNP Assurances. Derrière l'affichage commercial, ce guide décrypte ce que les pages officielles taisent sur le positionnement réel du fonds euros face au Livret A à 1,7 %, la mécanique fiscale des rachats et les pièges qui peuvent coûter cher aux épargnants.

Ce qu'est l'assurance vie La Banque Postale en un coup d'œil

Ouvrir une assurance vie à La Banque Postale revient à souscrire un contrat émis et géré par CNP Assurances, premier assureur de personnes en France. La Banque Postale agit comme distributeur. Elle commercialise les contrats et assure la relation client, mais le risque financier et la gestion des actifs incombent à CNP.

Cette architecture n'est pas propre à La Banque Postale. Beaucoup de banques de détail distribuent les contrats d'un assureur partenaire. La particularité ici tient au lien capitalistique : La Banque Postale détient une participation majoritaire dans CNP Assurances depuis 2020, ce qui crée une intégration plus forte que chez la plupart des concurrents.

Concrètement, l'épargnant dispose de deux grandes catégories de supports : le fonds euros, à capital garanti, et les unités de compte (UC), investies sur les marchés financiers via des SICAV ou des fonds communs de placement, sans garantie en capital. Cette architecture est classique, mais son intérêt dépend des frais prélevés et du rendement servi : deux points que les sections suivantes examinent en détail.

La Banque Postale et CNP Assurances : qui fait quoi ?

La Banque Postale commercialise les contrats et gère la relation commerciale via son interface client (agence, espace en ligne, application). CNP Assurances prend en charge l'ensemble de la chaîne assurantielle, du provisionnement à l'investissement des actifs et au service des prestations en cas de rachat ou de décès. Cette distinction est importante. En cas de litige sur l'exécution du contrat, le recours s'exerce contre CNP Assurances, pas contre La Banque Postale.

C'est la gestion financière de CNP qui détermine les rendements servis, et non la politique commerciale de La Banque Postale. C'est le même assureur que l'on retrouve derrière de nombreux contrats distribués par d'autres réseaux bancaires et par La Banque Postale elle-même.

Fonds euros, unités de compte (SICAV) : l'architecture du contrat

Le fonds euros garantit le capital net investi (hors frais d'entrée prélevés). Les intérêts s'accumulent chaque année et sont définitivement acquis (effet cliquet). En contrepartie, le rendement est modeste et dépend du taux servi par CNP.

Les unités de compte placent votre épargne sur des supports variés, parmi lesquels des SICAV actions, obligataires, immobilières, et des fonds thématiques. Aucune garantie en capital n'est attachée à ces supports. Leur valeur fluctue à la hausse comme à la baisse. La Banque Postale propose une gamme de plusieurs dizaines d'UC, mais le choix reste plus restreint que sur des contrats en ligne comme Linxea ou Spirica.

Un contrat peut mixer fonds euros et UC. La proportion dépend du profil de risque et de l'horizon de placement. Plus l'horizon est long, plus une part en UC peut se justifier : sous réserve d'accepter la volatilité.

Les contrats Cachemire : quelle offre pour quel profil ?

La Banque Postale structure son offre d'assurance vie autour de la gamme Cachemire. Chaque contrat cible un profil d'épargnant distinct : épargne de précaution, constitution d'un capital à moyen terme, préparation de la retraite. Avant toute souscription, vérifiez les conditions tarifaires en vigueur — frais sur versements, frais de gestion annuels, frais d'arbitrage —, car elles varient sensiblement d'un contrat à l'autre. Pour une analyse comparative complète, consultez notre guide des frais d'assurance vie.

Les contrats Cachemire partagent un socle commun : émis par CNP Assurances, distribués par La Banque Postale, avec une gestion accessible en ligne via l'espace client. Les différences portent sur le ticket d'entrée, la palette de supports financiers, les options de gestion (libre ou pilotée) et les frais appliqués.

Pour déterminer le contrat le plus adapté à votre portefeuille, vous pouvez aussi envisager une assurance vie Linxea qui offre un large choix et des conditions compétitives.

Cachemire Série et Cachemire Patrimoine Série : les différences clés

Cachemire Série est le contrat d'entrée de gamme. Accessible avec un versement initial modeste, il propose un fonds euros et une sélection d'unités de compte. Il convient aux épargnants qui démarrent ou recherchent un support simple, sans exigence de diversification poussée.

Cachemire Patrimoine Série se distingue par un ticket d'entrée plus élevé et une gamme d'UC élargie. Destiné aux épargnants disposant d'un capital plus conséquent, il ouvre l'accès à des supports immobiliers (SCI, SCPI) et à des fonds obligataires ou actions de niche. Les frais de gestion peuvent être légèrement inférieurs à ceux du contrat standard, sous réserve du montant investi. Vérifiez ce point dans la notice du contrat avant de vous engager.

Contrat Capi : quand l'envisager ?

Le contrat Capi est orienté retraite. Sa spécificité réside dans la sortie en rente viagère, privilégiée même si le rachat en capital reste possible sous conditions. Les versements sont réguliers ou libres, et la gestion est pilotée par défaut selon un profil prudent ou équilibré.

Ce contrat est à envisager lorsque l'objectif est explicite : obtenir un complément de revenu à la retraite, en profitant du cadre fiscal de l'assurance vie. Attention toutefois aux frais de gestion pilotée, qui viennent s'ajouter aux frais de gestion du contrat. À l'inverse, si vous souhaitez conserver une liquidité totale et un accès libre à l'épargne, Cachemire Série ou Patrimoine Série sont plus adaptés.

Pour ceux qui hésitent entre plusieurs supports de placement pour préparer leur retraite, il peut être utile de consulter un comparatif de l'assurance vie et du PER pour bien comprendre les spécificités de chaque produit.

Pour ceux qui souhaitent approfondir les différences entre ces produits, un comparatif complet des avantages du PER ou assurance vie est disponible.

Assurance vie Banque Postale en ligne : gestion et mon compte

Tous les contrats Cachemire sont gérables en ligne. L'espace client La Banque Postale permet de consulter le solde et les performances par support, d'effectuer des versements libres, de programmer des versements périodiques, d'arbitrer entre fonds euros et unités de compte, et de demander un rachat partiel ou total.

L'ouverture s'effectue en agence pour un premier contrat. Les souscriptions complémentaires et les avenants peuvent se faire en ligne. Le service client reste joignable au 3639 pour toute question sur les opérations courantes. Avant de signer, lisez attentivement la notice d'information et le document d'informations clés (DIC) remis par le conseiller.

Quel est le taux de l'assurance vie à La Banque Postale ?

La question du rendement est centrale, et c'est aussi celle qui suscite le plus d'attentes déçues. Le fonds euros des contrats Cachemire est géré par CNP Assurances, qui fixe chaque année le taux de rendement servi. Ce taux n'est pas garanti à l'avance : il dépend des performances des actifs gérés par CNP et de la politique de redistribution décidée par l'assureur.

Comparons ce rendement avec les produits d'épargne réglementés, dont les taux sont connus et garantis par l'État. Pour comprendre les mécanismes fiscaux sous-jacents, notre guide fiscal complet de l'assurance vie détaille l'ensemble des règles applicables.

Comprendre la fiscalité de l'assurance vie est essentiel pour maximiser les rendements nets.

Pour comprendre les mécanismes fiscaux sous-jacents, notre guide fiscal complet de l'assurance vie détaille l'ensemble des règles applicables.

Fonds euros CNP : comment se positionne-t-il face au Livret A ?

Prenons un cas concret. Un épargnant place 10 000 € sur un fonds euros Cachemire et la même somme sur un Livret A.

Sur le Livret A, le taux est de 1,7 % depuis le 1er août 2026 (service-public.fr). Les intérêts sont exonérés d'impôt et de prélèvements sociaux. Après un an : 170 € nets.

Sur le fonds euros, le rendement brut servi par CNP — disons 2,2 % à titre d'illustration — subit les prélèvements sociaux de 17,2 % (CSG, CRDS, prélèvement de solidarité). Le rendement net ressortirait à 1,82 %, soit 182 €. L'écart avec le Livret A est mince, voire nul si le fonds euros sert moins de 2,05 %.

Pour les épargnants éligibles au LEP, la comparaison est plus sévère : 2,5 % nets (service-public.fr, août 2026), soit 250 € pour 10 000 € placés. Le fonds euros n'est compétitif que si son rendement brut dépasse 3 %, ce qui n'a pas été observé depuis plus d'une décennie.

L'arbitrage dépend donc de deux facteurs : le taux servi par CNP (à surveiller chaque année) et votre éligibilité aux livrets réglementés. Un épargnant qui a atteint le plafond du Livret A (22 950 €) et du LDDS (12 000 €) peut trouver dans le fonds euros un complément utile, à condition d'accepter une fiscalité moins favorable.

À cet effet, il peut être judicieux d'explorer les différentes offres du marché, y compris l'option d'une assurance vie GMF pour comparer les rendements potentiels.

Une analyse approfondie de la fiscalité de l'assurance vie pourra vous aider à y voir plus clair sur les taux applicables.

Unités de compte : potentiel de rendement et risque de perte en capital

Les unités de compte n'offrent aucune garantie en capital. Leur valeur fluctue selon les marchés financiers. Un portefeuille d'UC peut générer des rendements supérieurs au fonds euros sur longue période, mais expose à un risque de perte en capital en cas de retournement des marchés.

La gamme UC proposée dans les contrats Cachemire couvre plusieurs classes d'actifs : actions européennes et internationales, obligations, immobilier (SCI, SCPI via des fonds dédiés), et gestion pilotée (profil prudent, équilibré ou dynamique). Les frais de gestion des UC sont généralement plus élevés que ceux du fonds euros, car ils incluent les frais internes aux supports eux-mêmes.

Ce qu'on observe en pratique : l'allocation en UC se justifie pour un horizon de placement supérieur à 8 ans. En dessous, la volatilité peut compromettre le capital au moment où vous en avez besoin. C'est la raison pour laquelle le cadre fiscal favorable (abattement après 8 ans) coïncide avec l'horizon minimal recommandé.

Fiscalité des rachats : comment sont imposés vos gains ?

La fiscalité des rachats en assurance vie dépend de deux paramètres, à savoir la durée de détention du contrat et votre revenu fiscal de référence. Le principe est simple : seuls les gains (intérêts et plus-values) sont imposables, pas le capital investi. Pour approfondir l'ensemble des règles fiscales, notre guide assurance vie et impôts couvre tous les cas de figure.

Avant 8 ans : le prélèvement forfaitaire unique à 12,8 %

Pour un contrat de moins de 8 ans, les gains issus du rachat sont soumis par défaut au prélèvement forfaitaire unique (PFU) de 12,8 % (impots.gouv.fr), auquel s'ajoutent les prélèvements sociaux de 17,2 %. Soit une taxation totale de 30 % sur la part de gain.

Vous pouvez toutefois opter pour l'imposition au barème progressif de l'impôt sur le revenu lors de votre déclaration annuelle. Cette option est intéressante si votre tranche marginale d'imposition est inférieure à 12,8 %. Elle n'exonère pas des prélèvements sociaux.

L'erreur classique consiste à programmer un rachat important avant l'échéance des 8 ans, sans mesurer que la taxation de 30 % sur les gains peut annuler l'avantage du rendement par rapport à un placement défiscalisé comme le Livret A.

Après 8 ans : abattement annuel et option IR

Après 8 ans de détention, le contrat bascule dans un régime fiscal nettement plus favorable. Un abattement annuel s'applique sur les gains imposables : 4 600 € pour un célibataire, 9 200 € pour un couple marié ou pacsé soumis à imposition commune.

Au-delà de cet abattement, les gains sont imposés à 7,5 % (prélèvement libératoire) jusqu'à 150 000 € d'encours, puis à 12,8 % au-delà. Les prélèvements sociaux de 17,2 % restent dus sur l'ensemble des gains, sans abattement.

Là encore, l'option pour le barème progressif est possible. Elle devient intéressante si l'abattement annuel couvre la totalité des gains rachetés, car l'impôt sera nul sur cette tranche.

Puis-je bénéficier d'une dispense du prélèvement forfaitaire ?

Oui, sous conditions. Vous pouvez demander une dispense du prélèvement forfaitaire de 12,8 % au moment du rachat si votre revenu fiscal de référence de l'année N-2 ne dépasse pas 25 000 € (célibataire) ou 50 000 € (couple marié ou pacsé). Cette dispense évite une avance de trésorerie : vous ne payez pas l'impôt au moment du rachat, mais régularisez l'année suivante via votre déclaration.

La demande doit être formulée auprès de l'établissement payeur (La Banque Postale/CNP) au plus tard lors de l'encaissement des sommes. Un formulaire spécifique vous sera remis. Si vous ne le faites pas, le PFU est prélevé à la source et vous devrez attendre la restitution éventuelle après déclaration de revenus.

Assurance vie Banque Postale et succession : ce qu'il faut savoir

L'assurance vie est l'un des rares placements qui échappe aux règles civiles de la succession. Le capital transmis au(x) bénéficiaire(s) désigné(s) ne fait pas partie de la masse successorale. Mais cette dérogation est encadrée : tout dépend de l'âge auquel les primes ont été versées.

Pour les primes versées avant 70 ans, chaque bénéficiaire désigné profite d'un abattement de 152 500 €. Au-delà, un prélèvement spécifique s'applique, soit 20 % jusqu'à 700 000 €, puis 31,25 % au-dessus. Pour les primes versées après 70 ans, l'abattement est global : 30 500 € tous bénéficiaires confondus, et l'excédent réintègre la succession pour le calcul des droits. Pour une vision d'ensemble de ce dispositif, référez-vous à notre guide assurance vie et transmission.

Comprendre les subtilités de l'assurance vie en matière de succession et les évolutions prévues pour 2026 est crucial pour optimiser la transmission de votre patrimoine.

Comprendre les subtilités de l'assurance vie succession et les évolutions prévues pour 2026 est crucial pour optimiser la transmission de votre patrimoine.

Pour une approche plus globale et détaillée, consultez également notre guide sur l'assurance vie succession qui aborde les évolutions fiscales et la désignation des bénéficiaires.

Pour aller plus loin, vous pouvez consulter notre dossier dédié à l'assurance vie et succession en 2026 qui détaille les règles et les optimisations possibles.

Désigner ses bénéficiaires : une étape à ne pas négliger

La clause bénéficiaire détermine qui reçoit le capital au décès de l'assuré. Elle peut désigner nommément une ou plusieurs personnes, ou utiliser une formule standard comme « mon conjoint, à défaut mes enfants, à défaut mes héritiers ».

L'écueil le plus fréquent : une clause rédigée de manière imprécise. Par exemple, « mon conjoint » sans préciser s'il s'agit du conjoint marié ou du partenaire de Pacs. En cas de séparation non officialisée par un divorce, l'ancien conjoint peut rester bénéficiaire si la clause n'a pas été modifiée.

Concrètement, relisez votre clause bénéficiaire à chaque événement de vie (mariage, divorce, naissance, décès d'un bénéficiaire désigné). La modification est gratuite et s'effectue par simple avenant signé auprès de La Banque Postale.

Contrats non réclamés : que prévoit la réglementation ?

Un contrat d'assurance vie est considéré comme inactif si les fonds ne sont pas réclamés à l'échéance ou si aucune manifestation de l'assuré n'intervient pendant une longue période (service-public.fr, F35045). La loi Eckert de 2014 a renforcé les obligations des assureurs pour lutter contre les contrats dormants.

Depuis 2016, CNP Assurances, comme tous les assureurs, doit rechercher activement les bénéficiaires d'un contrat en déshérence. Si vous pensez être bénéficiaire d'un contrat d'assurance vie souscrit par une personne décédée, vous pouvez interroger l'AGIRA (Association pour la Gestion des Informations sur le Risque en Assurance). La demande s'effectue en ligne sur agira-asso.fr, avec l'acte de décès. L'AGIRA interroge l'ensemble des assureurs français et vous répond sous 15 jours.

Les pièges à éviter avec l'assurance vie Banque Postale

Les requêtes « assurance vie Banque Postale attention problème » qui remontent dans les moteurs de recherche ne sont pas anodines. Elles signalent des déconvenues évitables si l'on prend le temps de lire les conditions contractuelles avant de s'engager.

Ces difficultés ne sont pas propres à La Banque Postale : elles concernent la plupart des contrats distribués en agence bancaire. Mais les ignorer expose à des pertes financières concrètes. En voici les deux principales.

Frais d'entrée et frais de gestion : lire les conditions avant de signer

Les contrats Cachemire peuvent comporter des frais d'entrée, c'est-à-dire un pourcentage prélevé sur chaque versement avant même qu'il ne soit investi. Pratique courante dans les contrats distribués en agence, ces frais sont souvent absents des contrats en ligne.

À titre d'exemple, un prélèvement de 3 % sur un versement de 5 000 € retire 150 € avant le premier euro investi. Sur 20 ans, c'est autant de capital qui ne fructifie pas.

Les frais de gestion annuels, eux, s'appliquent sur l'encours total. Sur le fonds euros, des frais de 0,70 % par an réduisent d'autant le rendement net. Si le fonds euros sert 2,2 % brut, le rendement net après fiscalité retombe à environ 1,30 %, soit moins que le Livret A. Comparez systématiquement ces frais avec ceux des contrats concurrents avant de souscrire.

Clause bénéficiaire mal rédigée : une erreur aux conséquences lourdes

La clause bénéficiaire standard proposée par La Banque Postale peut convenir à une situation familiale simple. Mais si votre situation est atypique — famille recomposée, enfant en situation de handicap, partenaire de Pacs, volonté d'avantager un proche non héritier — une clause sur mesure est indispensable.

La conséquence d'une clause mal calibrée n'est pas théorique : elle peut orienter le capital vers une personne que vous ne souhaitiez pas gratifier, ou priver un proche que vous vouliez protéger. Dans les cas extrêmes, l'absence de bénéficiaire désigné fait tomber le capital dans la succession classique, soumis aux droits de mutation.

Faites relire votre clause par le notaire qui connaît votre situation patrimoniale globale. Une clause bien rédigée coûte un rendez-vous ; une clause approximative peut coûter plusieurs dizaines de milliers d'euros à vos proches.

Récupérer son argent : rachats partiels et total

Pour l'épargnant, la liquidité constitue l'un des atouts distinctifs de l'assurance vie. Vous pouvez récupérer tout ou partie de votre épargne à tout moment, sans avoir à justifier le motif du retrait. Le fonctionnement d'un contrat d'assurance vie prévoit cette faculté de rachat dès le premier jour, même s'il est fiscalement plus intéressant d'attendre 8 ans.

Le rachat s'effectue en ligne depuis votre espace client, ou par courrier à La Banque Postale. Les délais de traitement sont généralement de quelques jours ouvrés pour un rachat partiel sur fonds euros. Pour les unités de compte, le délai dépend de la valeur liquidative du support et peut atteindre une à deux semaines.

Rachat partiel : souplesse et impact fiscal

Le rachat partiel permet de retirer une somme sans clôturer le contrat. Il conserve l'antériorité fiscale. Même après un rachat partiel, un contrat ouvert depuis 5 ans continue à vieillir et atteindra les 8 ans à la même date.

Fiscalement, chaque rachat partiel suit la règle du prorata : la part de gain retirée est proportionnelle au gain total dans l'encours. Ainsi, si votre contrat de 20 000 € contient 5 000 € de gains (soit 25 %), un rachat de 4 000 € sera réputé contenir 1 000 € de gains imposables.

Planifiez vos rachats après la date anniversaire des 8 ans si possible. L'abattement annuel de 4 600 € ou 9 200 € s'applique sur la totalité des gains rachetés dans l'année civile, quel que soit le nombre de contrats.

Avance sur contrat : une alternative au rachat

L'avance est une alternative au rachat. Plutôt que de retirer définitivement des fonds, vous empruntez temporairement une somme à votre assureur, avec l'obligation de la rembourser avec intérêts. Le contrat continue à produire des intérêts sur la totalité de l'encours, y compris la somme avancée.

Ce mécanisme évite de casser la dynamique des intérêts composés et permet de conserver l'antériorité fiscale. En revanche, il n'est pas toujours proposé par tous les contrats Cachemire : vérifiez sa disponibilité dans les conditions générales. Le taux d'intérêt appliqué à l'avance est fixé contractuellement ; il peut être supérieur au rendement du fonds euros, annulant tout avantage.

Points clés

  • Les contrats La Banque Postale sont émis par CNP Assurances — l'assureur qui porte le risque n'est pas la banque distributrice
  • Le fonds euros est soumis aux prélèvements sociaux de 17,2 %, contrairement au Livret A (1,7 % nets depuis août 2026) et au LEP (2,5 % nets)
  • Après 8 ans de détention, les rachats bénéficient d'un abattement annuel de 4 600 € (célibataire) ou 9 200 € (couple) sur les gains
  • La clause bénéficiaire détermine qui reçoit le capital au décès ; une formulation imprécise peut écarter les héritiers visés
  • Les frais d'entrée et de gestion varient selon les contrats Cachemire : comparez-les avant de souscrire pour préserver votre rendement net

Sources

Fiche pratique

Livret A (août 2026)1,7 % net d'impôt et prélèvements sociaux (service-public.fr)
LEP (août 2026)2,5 % net, plafond 10 000 € (service-public.fr)
PFU rachat assurance vie12,8 % + 17,2 % de prélèvements sociaux = 30 % (flat tax)
Abattement après 8 ans4 600 € (célibataire) / 9 200 € (couple) par an sur les gains
Primes < 70 ans (succession)Abattement de 152 500 € par bénéficiaire, puis prélèvement de 20 % jusqu'à 700 000 €, 31,25 % au-delà
Primes ≥ 70 ans (succession)Abattement global de 30 500 €, au-delà intégré à la succession pour les droits
Dispense PFU 12,8 %Sur demande si RFR N-2 ≤ 25 000 € (célibataire) ou 50 000 € (couple) : source impots.gouv.fr
AGIRA (recherche bénéficiaire)agira-asso.fr : formulaire à adresser avec acte de décès
Contact La Banque Postale3639 (service client) ou agence physique

Ces informations sont données à titre indicatif et ne remplacent pas l'avis d'un conseiller financier. Étudiez votre situation avec un professionnel agréé avant de vous engager.

Questions sur le patrimoine

Quelle est la meilleure assurance vie à La Banque Postale ?

Il n'existe pas de « meilleur » contrat universel. Le choix dépend de vos objectifs : Cachemire Série pour une épargne accessible, Cachemire Patrimoine Série pour un ticket d'entrée plus élevé avec davantage d'unités de compte, et Capi pour une perspective retraite. Comparez les frais d'entrée, de gestion et les supports disponibles avant d'arbitrer.

Quels sont les pièges à éviter en assurance vie ?

Les principaux pièges : ne pas comparer les frais d'entrée et de gestion (qui grèvent le rendement net), rédiger une clause bénéficiaire imprécise (le capital peut échapper aux héritiers visés), effectuer un rachat sans anticiper la fiscalité (le PFU de 12,8 % s'applique par défaut sur les gains), et laisser un contrat devenir inactif sans en informer les bénéficiaires.

Quel est le taux de l'assurance vie à La Banque Postale ?

La Banque Postale distribue des contrats émis par CNP Assurances. Le taux du fonds euros varie chaque année en fonction des performances de CNP Assurances. À titre de référence, le Livret A sert 1,7 % depuis le 1er août 2026 (service-public.fr), net d'impôt et de prélèvements sociaux. Pour le fonds euros, les prélèvements sociaux de 17,2 % viennent réduire le rendement brut affiché.

Puis-je récupérer l'argent placé sur mon assurance vie ?

Oui, l'assurance vie est un placement liquide. Vous pouvez effectuer un rachat partiel (retirer une partie) ou total (clôturer le contrat) à tout moment. La fiscalité appliquée dépend de l'ancienneté du contrat : avant 8 ans, les gains sont soumis au prélèvement forfaitaire unique de 12,8 % (hors prélèvements sociaux) ; après 8 ans, un abattement annuel de 4 600 € (célibataire) ou 9 200 € (couple) s'applique.

Comment est imposée l'assurance vie en cas de succession ?

L'assurance vie échappe aux règles successorales classiques. Les sommes versées aux bénéficiaires désignés sont soumises à un prélèvement spécifique : 20 % jusqu'à 700 000 € par bénéficiaire, puis 31,25 % au-delà, pour les primes versées avant 70 ans. Les primes versées après 70 ans bénéficient d'un abattement global de 30 500 €, au-delà duquel elles réintègrent la succession pour l'impôt.

Comment accéder à mon assurance vie La Banque Postale en ligne ?

La gestion du contrat s'effectue via votre espace client sur labanquepostale.fr ou l'application mobile La Banque Postale. Vous y consultez vos soldes, effectuez des versements, arbitrez entre supports et demandez des rachats. L'ouverture en ligne est possible pour les contrats standards ; les contrats patrimoniaux peuvent nécessiter un rendez-vous en agence.

Qu'est-ce que le contrat Cachemire GMO ?

Le contrat Cachemire GMO (Gestion Multi-Opportunités) est une offre en gestion pilotée. Plutôt que de choisir vous-même vos supports, vous déléguez les décisions d'arbitrage à un gestionnaire selon votre profil de risque. Ce type de contrat convient aux épargnants qui ne souhaitent pas gérer activement leur épargne, moyennant des frais de gestion additionnels.