Rendement assurance vie 2026 : ce que rapporte vraiment votre contrat
Rendement assurance vie 2026 : fonds euros à 2,70 % en moyenne, fiscalité à 7,5 % après 8 ans, cas pratique chiffré. Tout ce que vous devez savoir avant

En 2026, le rendement de l'assurance vie dépend de sa composition. Les fonds euros devraient rapporter en moyenne 2,70 % bruts pour 2025 (Boursorama, 2026). Le rendement net est ensuite calculé après déduction des frais de gestion et de la fiscalité, incluant les prélèvements sociaux de 18,6 % et un impôt réduit de 7,5 % après 8 ans.
Le rendement de l'assurance vie en 2026 est au cœur des préoccupations des épargnants, dans un contexte de fiscalité évolutive. Avec un taux moyen pour les fonds en euros attendu à 2,70 % pour 2025 (Boursorama, avril 2026), il est essentiel de comprendre comment ce rendement brut se transforme en gain net. Entre les performances des différents supports, les frais de gestion et une nouvelle fiscalité, notamment des prélèvements sociaux portés à 18,6 %, le calcul du rendement réel est un passage obligé pour tout investisseur averti.
Ce que signifie vraiment le rendement d'une assurance vie
Comprendre le rendement d'une assurance vie exige de maîtriser quelques concepts clés. Ce placement se compose de deux enveloppes aux mécanismes de performance distincts, ce qui influence directement le gain final de l'épargnant. Une lecture attentive des termes permet d'éviter les mauvaises surprises et de choisir un contrat en adéquation avec ses objectifs patrimoniaux. C'est la clé pour analyser correctement les chiffres communiqués par les assureurs et les médias spécialisés.
Cette distinction est fondamentale pour évaluer la performance globale de votre contrat multisupport. Le rendement global de votre assurance vie sera la moyenne pondérée des performances de chaque support (fonds euros et unités de compte) en fonction de la répartition de votre capital. Une bonne compréhension du fonctionnement de l'assurance vie est donc un prérequis indispensable.
Rendement brut, rendement net : pourquoi la différence compte
Le rendement brut est le taux de performance communiqué par l'assureur, avant toute déduction. Il reflète la performance financière pure des actifs. Cependant, ce chiffre ne correspond pas à ce que l'épargnant touche réellement.
Le rendement net est le gain final perçu par l'investisseur. Il est calculé en déduisant du rendement brut deux éléments principaux :
- Les frais de gestion : prélevés annuellement par l'assureur sur l'encours de votre contrat.
- La fiscalité : composée des prélèvements sociaux et, le cas échéant, de l'impôt sur le revenu lors d'un rachat.
La différence est considérable. Un fonds euros affichant 3 % brut avec 0,8 % de frais de gestion tombe à 2,2 % net de frais, avant même l'application de la fiscalité. Seul le rendement net permet de comparer objectivement deux contrats.
Fonds euros vs unités de compte : deux logiques de performance
Un contrat d'assurance vie peut héberger deux types de supports :
- Les fonds en euros : Ils offrent une garantie en capital (hors frais de gestion). Le rendement est généralement modéré mais sécurisé. L'assureur investit majoritairement dans des obligations d'État ou d'entreprises bien notées. C'est le support privilégié pour la sécurité.
- Les unités de compte (UC) : Elles n'offrent aucune garantie en capital. Leur valeur fluctue à la hausse comme à la baisse en fonction des marchés financiers (actions, immobilier via des SCPI, obligations...). Elles présentent un potentiel de rendement plus élevé sur le long terme, en contrepartie d'un risque de perte.
Un contrat dit "multisupport" permet de combiner les deux, afin de moduler le couple rendement/risque de son investissement.
L'encours record de 2 119 milliards d'euros en 2026, signe de confiance
L'assurance vie confirme son statut de placement préféré des Français. L'encours total a atteint le niveau record de 2 119 milliards d'euros à fin janvier 2026, marquant une hausse de 5,1 % sur un an (France Assureurs via Boursorama, mars 2026). Cette dynamique est portée par une collecte également historique.
Les cotisations ont atteint 19,5 milliards d'euros au premier trimestre 2026 (France Assureurs via Boursorama, mars 2026), un chiffre qui témoigne de la confiance renouvelée des ménages dans ce support d'épargne longue. Cette popularité s'explique par sa souplesse, sa fiscalité avantageuse après 8 ans et sa pertinence pour préparer des projets de vie ou la transmission de son patrimoine.
Comprendre les spécificités de la fiscalité de l'assurance vie en 2026 est essentiel pour tout épargnant souhaitant optimiser son placement.
Taux des fonds euros en 2026 : la moyenne du marché et les meilleurs contrats
Le support sécurisé de l'assurance vie, le fonds en euros, voit son rendement se stabiliser après des années de baisse. Les chiffres du marché permettent de se faire une idée précise de ce que l'on peut attendre, même si des écarts importants subsistent entre les contrats. Analyser le taux de l'assurance vie en 2026 est crucial pour optimiser la part sécurisée de son épargne.
Les rendements servis dépendent de la performance des actifs obligataires détenus par les assureurs, mais aussi de leur politique de distribution des bénéfices. Certains contrats, notamment ceux distribués en ligne, tirent leur épingle du jeu en affichant des performances bien supérieures à la moyenne.
Rendement moyen attendu : 2,70 % pour 2025 selon les observateurs
Après un rendement moyen de 2,6 % en 2024, les observateurs anticipent une nouvelle mais légère progression pour les performances servies au titre de l'année 2025. Le rendement moyen des fonds en euros est ainsi attendu à 2,70 % (Boursorama, avril 2026).
Cette remontée, bien que modeste, est une conséquence directe de la hausse des taux d'intérêt directeurs initiée par la Banque Centrale Européenne. Les assureurs peuvent réinvestir leurs liquidités dans de nouvelles obligations offrant de meilleures rémunérations, ce qui se répercute progressivement sur le rendement servi aux épargnants. Le fonctionnement des fonds euros en assurance vie explique cette inertie relative.
Les meilleurs taux du marché : jusqu'à 4,50 % sous conditions
Si la moyenne s'établit autour de 2,70 %, le marché reste très hétérogène. Les contrats les plus performants peuvent servir des taux bien plus attractifs, souvent grâce à des offres commerciales ou des conditions spécifiques. Par exemple, certains acteurs proposent un objectif de rendement de 4,50 % nets pour toute adhésion ou versement jusqu'à fin 2026 (Boursorama, 2026).
Ces offres "boostées" sont généralement soumises à des conditions, comme un pourcentage minimum d'investissement en unités de compte (UC) ou un plafond sur le montant du versement. Il est donc primordial de lire attentivement les conditions pour s'assurer que l'offre correspond à son profil d'investisseur.
Pourquoi votre contrat peut être bien en dessous de la moyenne
Plusieurs facteurs peuvent expliquer un rendement décevant sur votre contrat :
- Des frais de gestion élevés : Un taux de frais de gestion de 1 % sur un fonds euros qui sert 2,7 % brut ampute déjà le rendement net à 1,7 %. Les contrats distribués par les banques traditionnelles ont souvent des frais plus élevés que les contrats en ligne.
- Un fonds euros "vieillissant" : Un assureur dont le portefeuille est majoritairement composé d'anciennes obligations à faible taux mettra plus de temps à profiter de la hausse des taux actuelle.
- Une politique de provisionnement prudente : L'assureur peut choisir de mettre une partie des bénéfices en réserve (la provision pour participation aux bénéfices) pour lisser les rendements futurs, ce qui diminue le taux servi pour l'année en cours.
L'essentiel
- Le rendement moyen des fonds euros est attendu à 2,70 % pour 2025 (Boursorama, 2026).
- Les prélèvements sociaux sur les gains de l'assurance vie sont passés à 18,6 % au 1er janvier 2026.
- Après 8 ans, les gains profitent d'un taux d'imposition réduit à 7,5 % et d'un abattement annuel.
- Les unités de compte peuvent dynamiser la performance mais présentent un risque de perte en capital.
- Les frais de gestion annuels ont un impact direct et significatif sur le rendement net à long terme.
Les prélèvements sociaux étant passés à 18,6 % au 1er janvier 2026, il est important de maîtriser le mécanisme d'abattement annuel pour bien comprendre l'imposition de l'assurance vie en 2026.
Fiscalité de l'assurance vie en 2026 : les taux qui changent votre rendement net
Le rendement final de votre assurance vie est directement impacté par la fiscalité. En 2026, plusieurs règles et taux sont à connaître pour calculer précisément votre gain net. La législation distingue l'imposition des gains en fonction de l'âge du contrat et de la date des versements. Une bonne connaissance du guide fiscal complet de l'assurance vie est indispensable pour optimiser ses rachats.
Le principal changement récent concerne le taux des prélèvements sociaux, qui a une incidence sur tous les produits d'épargne, y compris l'assurance vie. Heureusement, le cadre fiscal avantageux après huit ans de détention est maintenu, ce qui en fait une enveloppe de choix pour les projets à long terme.
Prélèvements sociaux : passage à 18,6 % depuis le 1er janvier 2026
📌 Important : Depuis le 1er janvier 2026, le taux global des prélèvements sociaux a été porté à 18,6 % pour la majorité des produits de placement (economie.gouv.fr, 2026).
Ce taux s'applique aux gains générés par votre assurance vie. Sur les fonds en euros, ils sont prélevés chaque année directement par l'assureur. Sur les unités de compte, ils ne sont prélevés qu'au moment d'un rachat (retrait) partiel ou total. À noter que pour certains produits spécifiques, un taux dérogatoire de 17,2 % peut subsister (impots.gouv.fr, 2026), mais le taux de 18,6 % est devenu la norme pour les nouveaux gains.
Imposition des gains : 7,5 % après 8 ans pour les versements post-1998
La fiscalité de l'assurance vie devient particulièrement attractive une fois que le contrat a plus de huit ans. Lors d'un rachat, les gains issus des primes versées depuis le 1er janvier 1998 sont imposés, après prélèvements sociaux, à un taux forfaitaire préférentiel de 7,5 % (service-public.gouv.fr, 2026).
Pour les contrats de moins de huit ans, les gains sont soumis par défaut au Prélèvement Forfaitaire Unique (PFU), ou "flat tax", de 12,8 %. L'épargnant conserve toujours la possibilité d'opter pour l'imposition au barème progressif de l'impôt sur le revenu si cette option est plus favorable pour lui. La patience est donc récompensée.
L'abattement annuel de 4 600 € (personne seule) ou 9 200 € (couple)
C'est l'atout majeur de l'assurance vie après huit ans. Chaque année, vous bénéficiez d'un abattement sur les gains retirés. Cet abattement s'élève à :
- 4 600 € pour une personne seule (célibataire, veuf, divorcé).
- 9 200 € pour un couple marié ou pacsé (soumis à imposition commune).
Cet abattement se reconstitue chaque année. Il est possible de l'utiliser en une ou plusieurs fois. Grâce à ce mécanisme, de nombreux retraits se font en totale franchise d'impôt sur le revenu (les prélèvements sociaux de 18,6 % restent dus).
Contrats de plus de 8 ans : comment l'abattement réduit l'impôt réel
Concrètement, l'abattement s'applique sur la part de "gains" (ou "produits") comprise dans votre rachat, et non sur le montant total du rachat qui inclut aussi une partie de votre capital.
Par exemple, un couple effectue un rachat de 15 000 € sur un vieux contrat. Si ce rachat est composé de 12 000 € de capital et 3 000 € de gains, la totalité des gains (3 000 €) est inférieure à l'abattement de 9 200 €. Le couple ne paiera donc aucun impôt sur le revenu sur ce retrait. Seuls les prélèvements sociaux de 18,6 % sur les 3 000 € de gains seront dus.
Cas pratique chiffré : combien rapporte vraiment 20 000 € sur 10 ans ?
Pour illustrer l'impact combiné du rendement, des frais et de la fiscalité, rien ne vaut un cas pratique. Prenons l'exemple d'un versement unique sur un contrat d'assurance vie majoritairement investi en fonds euros, et analysons ce qu'il rapporte réellement après une décennie.
Ce type de projection permet de matérialiser l'effet du temps et de la fiscalité sur un placement. Il aide à comparer la performance nette de l'assurance vie avec d'autres produits d'épargne, en gardant à l'esprit que les rendements passés ne préjugent pas des rendements futurs. Le scénario est volontairement simplifié pour une meilleure lisibilité.
Hypothèse de calcul : 2,70 % constant sur 10 ans
Nous partons des hypothèses suivantes, basées sur les données actuelles du marché :
- Versement initial : 20 000 € sur un contrat d'assurance vie.
- Support : 100 % fonds en euros pour la simplicité du calcul.
- Rendement brut annuel : 2,70 %, considéré comme stable sur toute la période (référence du marché 2025 selon Boursorama, 2026).
- Frais de gestion annuels : 0,60 % (moyenne des contrats en ligne).
- Profil fiscal : Personne seule, effectuant un rachat total au bout de 10 ans.
Le rendement net de frais de gestion s'élève donc à 2,10 % par an (2,70 % - 0,60 %). C'est sur cette base que les intérêts sont capitalisés.
Gains bruts, prélèvements sociaux, impôt : le détail ligne à ligne
Au bout de 10 ans, le capital valorisé (net de frais de gestion) s'élèvera à 24 627 €. Le calcul est le suivant : 20 000 € x (1 + 0,021)^10.
Détaillons maintenant la fiscalité sur les gains au moment du rachat total :
- Capital final (net de frais) : 24 627 €
- Capital initial : 20 000 €
- Gains bruts (nets de frais) : 24 627 € - 20 000 € = 4 627 €
- Prélèvements sociaux (18,6 %) : 4 627 € x 18,6 % = 860,62 €
- Gains imposables à l'IR : Les 4 627 € de gains bénéficient de l'abattement de 4 600 €. La base taxable est donc de 4 627 € - 4 600 € = 27 €.
- Impôt sur le revenu (7,5 %) : 27 € x 7,5 % = 2,03 €
- Total des prélèvements : 860,62 € + 2,03 € = 862,65 €
- Gain net final : 4 627 € - 862,65 € = 3 764,35 €
- Capital net récupéré : 20 000 € + 3 764,35 € = 23 764,35 €
Résultat net vs livret A : la contextualisation qui aide à décider
Avec un gain net de 3 764,35 € sur 10 ans, le rendement annuel net moyen ressort à environ 1,74 %. Ce chiffre permet une comparaison plus juste avec les placements totalement défiscalisés comme le Livret A.
Sans donner de conseil personnalisé, cette simulation montre que même avec un rendement brut modéré, l'assurance vie conserve son attractivité sur un horizon de long terme grâce à sa mécanique fiscale. L'abattement de 4 600 € a presque entièrement effacé l'impôt sur le revenu dans notre exemple, laissant principalement les prélèvements sociaux impacter le gain final. Pour un couple, avec 9 200 € d'abattement, l'impôt aurait été nul.
L'erreur courante qui plombe le rendement net de votre assurance vie
De nombreux épargnants se focalisent sur le taux de rendement brut affiché dans les publicités ou les classements, sans prêter une attention suffisante à un élément qui ronge la performance année après année : les frais. Une erreur d'analyse à la souscription peut coûter plusieurs milliers d'euros sur le long terme, transformant un placement prometteur en une déception.
Cette erreur est d'autant plus fréquente que les épargnants sont souvent rassurés par le "capital garanti" du fonds euros, pensant à tort que le rendement annoncé est lui aussi garanti dans sa totalité. Or, les frais de gestion s'appliquent quoi qu'il arrive, même si le rendement du fonds est faible.
Frais de gestion sur fonds euros : l'impact sous-estimé sur 10 ans
L'impact des frais de gestion annuels est exponentiel. Prenons deux contrats avec le même rendement brut de 2,70 % sur leur fonds euros. Le contrat A prélève 0,50 % de frais, tandis que le contrat B, un ancien contrat bancaire, prélève 1 %.
- Rendement net de frais du contrat A : 2,20 %
- Rendement net de frais du contrat B : 1,70 %
Sur un capital de 50 000 €, la différence est de 250 € la première année. Sur 10 ans, avec les intérêts composés, l'écart de performance entre les deux contrats se chiffrera à plus de 3 000 €. C'est une perte sèche directement liée au choix initial du contrat. Il est donc crucial de viser des frais de gestion inférieurs à 0,60 % pour les fonds en euros.
Frais d'entrée vs frais de gestion annuels : où est le vrai coût ?
Historiquement, de nombreux contrats prélevaient des frais sur chaque versement (frais d'entrée), pouvant aller jusqu'à 5 %. Cette pratique tend à disparaître, notamment avec les contrats en ligne qui affichent 0 % de frais sur versement.
Aujourd'hui, le vrai coût d'une assurance vie réside dans les frais de gestion annuels, qui s'appliquent sur la totalité de votre encours. Des frais d'arbitrage (lorsque vous changez de support) peuvent aussi s'appliquer. Il faut donc analyser la grille tarifaire complète. Des frais d'entrée à 0 % ne garantissent pas que le contrat soit globalement peu cher si les frais de gestion annuels sont élevés.
Comment lire le DICI et la fiche d'information avant de signer
💡 À noter : Avant de souscrire, demandez et lisez attentivement le Document d’Informations Clés (DICI) et les conditions générales du contrat.
Ces documents réglementaires sont standardisés et contiennent toutes les informations sur les frais, les supports disponibles, les risques et les performances passées. La section "Quels sont les coûts ?" présente un tableau synthétique de l'impact des différents frais (coûts ponctuels et récurrents) sur le rendement de votre investissement. C'est la seule source d'information fiable pour comparer les offres en toute transparence.
Unités de compte : chercher du rendement en acceptant le risque
Face à des rendements de fonds euros qui restent modérés, les unités de compte (UC) sont une solution pour viser une performance plus élevée. Elles permettent d'investir sur une grande diversité de marchés (actions, immobilier, obligations, etc.), mais cette recherche de rendement s'accompagne d'une prise de risque. Le capital investi en UC n'est pas garanti et peut varier à la hausse comme à la baisse.
La diversification est une stratégie patrimoniale saine. D'ailleurs, le patrimoine financier des ménages français est réparti sur différents supports. Les dépôts bancaires, incluant l'épargne réglementée, représentent 40 % de ce patrimoine (Trésor, T2 2025), montrant que les Français combinent sécurité et recherche de performance. L'assurance vie multisupport est l'outil idéal pour mettre en œuvre cette diversification.
SCPI en assurance vie : une poche immobilière accessible
Les Sociétés Civiles de Placement Immobilier (SCPI) permettent d'investir dans l'immobilier d'entreprise (bureaux, commerces, entrepôts) de manière indirecte. Accessibles via l'assurance vie, elles offrent plusieurs avantages :
- Un ticket d'entrée faible : quelques centaines d'euros suffisent.
- Une gestion déléguée : la société de gestion s'occupe de tout (acquisition, gestion locative...).
- Une mutualisation du risque : le patrimoine est réparti sur de nombreux biens et locataires.
Le rendement des SCPI est attractif, mais il n'est pas garanti. La valeur des parts peut baisser et les loyers fluctuer. C'est une diversification intéressante sur le long terme.
Actions et ETF : un potentiel de rendement plus élevé, un risque assumé
Pour les investisseurs acceptant une volatilité plus forte, les UC en actions sont incontournables. Elles peuvent prendre la forme de fonds classiques (OPCVM) ou de trackers (ETF), qui répliquent la performance d'un indice boursier (comme le CAC 40) à moindre coût.
Sur un horizon de placement de plus de 10 ans, les actions ont historiquement offert les meilleures performances, mais aussi les plus fortes baisses lors des crises. Il faut donc être prêt à voir son capital fluctuer. C'est un moteur de performance puissant pour ceux qui ont le temps et la solidité financière pour supporter ce risque.
⚠️ Attention : N'investissez en unités de compte que l'épargne dont vous n'aurez pas besoin à court ou moyen terme. Le risque de perte en capital est réel.
Quelle répartition fonds euros / UC selon votre horizon ?
La répartition idéale entre le fonds euros sécurisé et les unités de compte dynamiques n'existe pas : elle est propre à chaque épargnant. Elle doit être déterminée en fonction de trois critères :
- Votre horizon de placement : Plus il est long, plus vous pouvez vous permettre d'allouer une part importante aux UC.
- Votre tolérance au risque : Êtes-vous prêt à voir la valeur de votre épargne baisser temporairement de 10 %, 20 % ou plus ?
- Vos projets de vie : Préparer sa retraite à 30 ans n'implique pas la même stratégie que financer les études de ses enfants dans 5 ans.
Un conseiller financier peut vous aider à définir une allocation d'actifs adaptée, par exemple en commençant avec une répartition prudente (80 % fonds euros / 20 % UC) et en l'ajustant progressivement.
Comment choisir son contrat pour maximiser le rendement net
Choisir le bon contrat d'assurance vie est une étape déterminante pour la performance future de votre épargne. Face à la multitude d'offres, il est essentiel de se baser sur des critères objectifs pour comparer et sélectionner le contrat qui correspondra le mieux à votre profil et à vos attentes sur le long terme.
Une approche méthodique, centrée sur l'analyse des coûts, la qualité des supports proposés et la solidité de l'assureur, vous mettra à l'abri des déconvenues. Il ne faut pas se laisser séduire uniquement par les offres de bienvenue ou les taux d'appel, mais analyser le contrat dans sa globalité. Pour cela, il est recommandé de bien comprendre les bases du contrat d'assurance vie.
Les critères objectifs pour comparer deux contrats
Pour une comparaison efficace, voici une liste de points à vérifier systématiquement :
- Les frais :
- Frais sur versement : visez 0 %.
- Frais de gestion sur fonds euros : ne devraient pas dépasser 0,60 %.
- Frais de gestion sur unités de compte : comparez-les, ils varient entre 0,50 % et 1,20 %.
- Frais d'arbitrage : privilégiez les contrats offrant des arbitrages gratuits en ligne.
- La qualité du fonds euros : Analysez son rendement sur les 3 à 5 dernières années, et pas seulement la dernière performance.
- La diversité des unités de compte : Le contrat propose-t-il un large choix d'UC (ETF, SCPI, fonds thématiques) avec des sociétés de gestion reconnues ?
- La solidité de l'assureur : Renseignez-vous sur la santé financière de la compagnie d'assurance qui porte le contrat.
- Les options de gestion : Le contrat propose-t-il des options utiles comme la gestion pilotée, les arbitrages automatiques (sécurisation des plus-values, etc.) ?
Il est particulièrement important de considérer les frais de gestion et le rendement sur les fonds en euros pour choisir le contrat le plus adapté à vos besoins.
Versement minimum et offres promotionnelles : ce qu'il faut lire entre les lignes
Le versement minimum à la souscription peut varier de quelques centaines à plusieurs milliers d'euros. Assurez-vous qu'il soit compatible avec votre capacité d'épargne.
Quant aux offres promotionnelles (bonus sur le taux du fonds euros, prime de bienvenue...), elles peuvent être intéressantes mais ne doivent pas être le seul critère de choix. Lisez toujours les conditions en petits caractères. Souvent, un taux "boosté" est conditionné à un investissement minimum en unités de compte, ce qui implique une prise de risque. Assurez-vous que cette condition est en phase avec votre stratégie globale avant de vous engager. Une offre alléchante sur un an ne doit pas masquer des frais de gestion élevés qui pénaliseront votre rendement pendant des décennies.
Sources
- service-public.gouv.fr
- economie.gouv.fr
- impots.gouv.fr
- tresor.economie.gouv.fr
- boursorama.com
- boursorama.com
- legifrance.gouv.fr
- boursorama.com
Ces informations sont données à titre indicatif et ne remplacent pas l'avis d'un conseiller financier. Étudiez votre situation avec un professionnel agréé avant de vous engager.
Questions sur le patrimoine
Quel est le rendement moyen d'une assurance vie en 2025 ?
Pour 2025, le rendement moyen des fonds en euros de l'assurance vie est attendu à 2,70 % brut, selon une analyse de Boursorama (avril 2026). Ce chiffre marque une légère progression par rapport à la moyenne de 2,6 % observée en 2024. Le rendement net dépendra de la fiscalité appliquée et des frais de gestion de chaque contrat.
Comment est imposé le rendement d'une assurance vie après 8 ans ?
Après 8 ans, les gains d'un rachat sur une assurance vie bénéficient d'une fiscalité allégée. Ils sont soumis aux prélèvements sociaux (18,6 % en 2026) puis à un impôt sur le revenu de 7,5 % (pour les versements effectués après 1998), après application d'un abattement annuel de 4 600 € pour une personne seule ou 9 200 € pour un couple.
Quels prélèvements sociaux s'appliquent à l'assurance vie en 2026 ?
Depuis le 1er janvier 2026, le taux général des prélèvements sociaux applicable aux gains de l'assurance vie est de 18,6 % (economie.gouv.fr, 2026). Ce taux se décompose en CSG, CRDS et prélèvement de solidarité. Il s'applique sur les gains des fonds euros chaque année et sur les gains lors d'un rachat sur les unités de compte.
Fonds euros ou unités de compte : lequel rapporte le plus ?
Le fonds euros offre une garantie du capital et un rendement modéré mais stable (attendu à 2,70 % en 2025). Les unités de compte (UC) présentent un potentiel de rendement supérieur, mais avec un risque de perte en capital. Le choix dépend de votre profil de risque et de votre horizon de placement ; une combinaison des deux est souvent privilégiée.
Peut-on perdre de l'argent avec une assurance vie ?
Oui, il est possible de perdre de l'argent avec une assurance vie si vous investissez en unités de compte (UC). La valeur des UC fluctue selon les marchés financiers et n'est pas garantie. En revanche, les sommes versées sur le fonds en euros sont, elles, sécurisées par l'assureur (hors frais de gestion).
Quelle différence entre rendement brut et rendement net en assurance vie ?
Le rendement brut est la performance du placement avant toute déduction. Le rendement net est ce que vous percevez réellement après déduction des frais de gestion du contrat et de la fiscalité (prélèvements sociaux et éventuel impôt sur le revenu). C'est le rendement net qui doit guider vos comparaisons.
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